Fleur de Sarrasin

De l’origine du Sarrasin

Cette article est issu de ce blog d’histoire : un discussion très documentée à propos du sarrasin

http://lesitedelhistoire.blogspot.fr/2011/02/aux-origines-de-la-galette-bretonne.html

Aux origines de la galette bretonne

Chandeleur oblige, les crêpes sont de la partie ; et en Bretagne, qui dit crêpe, dit galette. L’histoire de la galette est étroitement associée à celle du blé noir, son principal ingrédient. C’est le parcours historique de cette céréale que nous allons retracer ici.

Suivons à présent pas à pas la recette.

Afin de réussir une bonne galette bretonne, accompagnons les croisés en Asie, au XIIe siècle. Après plusieurs milliers de kilomètres parcourus, des champs de fleurs roses s’étendent à perte de vue. Ce n’est pas un mirage, ni de simples fleurs d’ornement : les croisés découvrent le blé noir. Ils en prennent quelques plants, puis regagnent l’Europe avec des mules chargées de la précieuse semence.

Mais le retour au Vieux Continent rime avec désillusion pour ces « chevaliers agricoles ». La culture de ce blé est exigeante et sa production reste faible. Néanmoins un espoir renaît du côté des exploitations d’une des régions françaises. Cet endroit est connu pour sa pluie : il s’agit bien entendu de la Bretagne. En effet, le climat breton à la fois humide et doux ainsi que les terres acides sont faites sur mesure pour le sarrasin (autre nom connoté, donné au blé noir pour sa couleur basanée rappelant la couleur de peau des peuples musulmans appelés Sarrasins). Dans les mêmes conditions, des exploitations de ce blé asiatique émergent ailleurs en France (Normandie, Limousin, Auvergne et Pyrénées).

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Mais, la galette de blé noir ne peut être réussie sans l’intervention du « chef cuisinier » qui n’est autre que la Duchesse Anne de Bretagne, au début du XVIe siècle. Persuadée des atouts de la « plante des cents jours » (le sarrasin pousse rapidement), elle sème les graines de cette céréale à tout vent, aux quatre coins de son duché. C’est depuis ce temps-là que la galette de blé noir devient une spécialité bretonne.

Nous n’avons plus qu’à rajouter des œufs, du sel, de l’eau et du lait. La pâte à galette est prête. Vous pouvez l’agrémenter de ce que vous souhaitez (œuf, jambon, …). Régalez-vous !

Publié par Elodie Pégot à 18:03

3 commentaires:

  1. Anonyme14 juillet 2011 10:56
  2. Bonjour,Vous écrivez : »accompagnons les croisés en Asie »De prime abord, Jérusalem se trouve au Moyen-Orient. Rien avoir avec la région d’Asie où est cultivé le sarrasin.

    Après, le sarrasin arrive en France qu’au XVe siècle et par l’Ouest, Normandie (première mention dans le cartulaire du chapitre cathédrale d’Avranches (ms206) en 1460) et Bretagne (Grandes Heures d’Anne de Bretagne, sous l’appellation de blé de Turquie). Pour ensuite se répandre dans d’autres régions. Ça fait donc près de trois siècles qu’il n’y a plus de croisé en Europe.

    Et enfin, le sarrasin se plante en mai/juin pour se récolter en septembre. Il pousse dans des régions comme la Bretagne, Normandie, Limousin, Québec, Japon, Mongolie… On est un peu loin de ce genre de climat avec Jérusalem en juin, juillet, aout où les précipitations sont proche de zéro !

    Vous écrivez aussi : « elle sème les graines de cette céréale »
    Encore faux ! Le sarrasin n’est pas une céréale. Il s’agit d’une polygonacée comme la rhubarbe et l’oseille. Les céréales sont des monocotylédones et les polygonacées sont des dicotylédones. Il ne s’agit pas de la même « Classe » dans la classification des plantes.

    Une simple recherche sérieuse aurait dû vous amener au minimum à ces deux articles :
    – Nassiet Michel, « La diffusion du blé noir en France à l’époque moderne », Histoire et Sociétés Rurales, 1998, n° 9, 1er semestre, p. 57-76.
    – HEMARDINQUER Jean-Jacques, « Recherches sur l’introduction et la diffusion du sarrasin notamment en Lyonnais et Bas-Dauphiné », Bulletin philologique et historique (jusqu’à 1610) du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1964, p.307–318.

    Veuillez trouver ci-joint quelques éléments, qui je l’espère vous permettront de faire de meilleurs recherches à l’avenir.

    http://www.sudoc.abes.fr/

    http://www.archive.org/details/texts

    http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index.jsp

    http://hal.archives-ouvertes.fr/

    http://gallica.bnf.fr/

    http://www.persee.fr/web/guest/home

    http://www.cairn.info/

    http://books.google.fr/

    http://biblioshs.inist.fr/

    http://scholar.google.fr/

    Cordialement,

  3. Vladimir Zaitsev25 avril 2014 21:10
  4. Je confirme le point d’article évoquant l’arrivée du blé noir en France au XIIème siècle, directement d’orient.
    L’arrivée au XVème siècle par l’ouest n’est que bien plus tard après sa première arrivée.Par contre, je ne rentre pas dans le détail de l’usage du mot « céréale » pour le désigner, ni sur les périodes de cultivation ou des premières semailles à grande échelle, cela n’est pas de ma connaissance.Le sarrasin… en fait, connu au départ par les croisés par cette farine aux couleurs peu habituelles.
    Portée et utilisée par les orientaux, les « sarrasins » (à différencier des « maures »), cette farine prit immédiatement le nom de farine de sarrasins (farine des orientaux).
    Le mot sarrasin venant du latin « sarraceni » dérivé de l’arabe « charqîyîn » voulant dire « orientaux ».
    Bien entendu les croisés ont cherchés à connaître le grain qui faisait cette surprenante farine, ils le nommèrent « blé noir » de par sa couleur et le blé étant la première référence.
    Par la déformation verbale de l’usage des petites gens, le terme de « farine de sarrasins » devint la « farine de sarrasin », sarrasin n’indiquant plus la farine des orientaux mais devenant un nom à part entière.
    Toujours par les habitudes de déformation du parler et la recherche de la facilité, les gens désignèrent le blé noir comme étant ce « sarrasin ».
  5. saEn rapide parenthèse, la différence entre maure et sarrasin telle que vue à l’époque: le maure est l’arabe, le sarrasin est tout ce qui n’est pas forcément maure mais mahométiste et/ou de couleur, bien que le maure puisse être dit sarrasin.
    D’où l’insulte de cette époque de « tête de maure ».Bien cordialement,

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